01Deux éléments pour dire quelque chose
Cette leçon porte sur des descriptions simples, affirmatives, au présent, en arabe écrit standard. Il suffit de savoir lire les lettres et les voyelles brèves ; tout le vocabulaire est traduit.
الْبَابُ = la porte ; مَفْتُوحٌ = ouvert. Il n’y a pas de mot séparé pour « est » ici. Le nom arabe est masculin.
الْبَيْتُ = la maison ; كَبِيرٌ = grand. Le nom arabe est masculin.
الْحَقِيبَةُ = le sac ; جَدِيدَةٌ = neuf, sous sa forme féminine. Le nom arabe est féminin.
02Le thème et ce qu’on en dit
Le nom de départ est le moubtada : ce dont on parle. Le khabar apporte l’information qui complète la phrase. Dans « La porte est ouverte », la porte est le thème et ouverte est ce qu’on en dit.
Dans cette construction, inutile d’insérer un équivalent arabe de « est » : les deux éléments se suivent. Cela ne signifie pas que l’arabe n’a pas de verbe « être », ni que toute phrase nominale est dépourvue de verbe. Le passé, la négation et les prédicats plus complexes demandent d’autres constructions.
03Un petit article qui change le sens
الْـ est l’article défini, proche de « le » ou « la ». Comparez ces deux expressions : la présence de cet article sur l’adjectif change la relation entre les mots.
Les deux mots sont définis. Le second précise de quelle maison il s’agit. Ce groupe ne constitue pas, à lui seul, l’affirmation ci-dessous.
La maison est définie, mais كَبِيرٌ n’a pas d’article. Ici, on affirme quelque chose à propos de la maison.
04À quoi servent les terminaisons ?
Dans ces phrases simples, le thème et le khabar constitué d’un seul mot sont au nominatif, appelé rafʿ. Les noms placés en tête se terminent ici par une damma ـُ. Les adjectifs indéfinis se terminent par une double damma ـٌ, prononcée « oun » en lecture liée. Cette terminaison s’appelle le tanwin ; ce n’est pas un mot qui veut dire « est ».
L’adjectif employé comme khabar s’accorde en genre avec ces noms singuliers. Ainsi, الْحَقِيبَةُ est féminin en arabe et s’emploie avec جَدِيدَةٌ. Les deux mots se terminent par ة. Fiez-vous au genre arabe, même si la traduction française a un autre genre.
Nous travaillons une construction utile : un thème défini suivi d’un adjectif indéfini. D’autres phrases nominales ont d’autres formes : ce modèle de départ n’est pas une règle absolue. Les terminaisons écrites rendent la grammaire visible ; à la pause, les marques finales de cas sont souvent omises.
05Le sens d’abord, la vérification ensuite
Posez-vous deux questions : de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qu’on en dit ? Vérifiez ensuite si vous avez construit une affirmation complète ou seulement désigné quelque chose.
Avant de passer aux questions, cachez les traductions des trois premiers exemples. Repérez le thème, puis l’information donnée. Traduisez naturellement en français en ajoutant « est », même si aucun mot arabe ne s’intercale entre les deux éléments.